Les données SPOT 5 très utiles pour estimer la fonte de l’Antarctique
La haute résolution et la profondeur temporelle de l’archive SPOT aident les chercheurs à affiner les bilans de masse de l’Antarctique.

La Péninsule Antarctique, qui englobe la calotte glaciaire et ses glaciers périphériques, est un élément très dynamique de la cryosphère. Celle-ci contribue de manière disproportionnée à l’élévation du niveau de la mer par rapport à sa taille géographique. La revue The Cryosphere de l’EGU (European Geosciences Union) publie un nouvel article qui détaille l’analyse de données et de modèles numériques de terrain faite sur cette région polaire par une équipe de recherche du LEGOS (Laboratoire d’Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales de Toulouse).
Les études précédentes, qui utilisaient l’altimétrie, semblent avoir sous-estimé de 4 ou 5 fois l’apport de la Péninsule dans le bilan de masse de l’Antarctique.
L’article détaille la méthode qui a permis d’arriver à ce constat : calcul de centaines de Modèles Numériques de Terrain à partir d’images stéréoscopiques du satellite SPOT5 acquises durant la 4e année polaire internationale (2006-2008) pour arriver à une topographie de référence. Cette topographie est ensuite comparée à un jeu de données plus récent REMA (Reference Model of Antarctica) couvrant la période 2020-2022. Le tout permet de produire des cartes de changement d’élévation à une résolution spatiale de 30 m.
Cet article est issu du travail de thèse de Maud Bernat, co-financée par le CNES.
Consulter la publication scientifique
Retrouvez la méthode et les résultats détaillés dans l’article publié dans The Cryosphere :
Mass changes of the Antarctic Peninsula ice sheet and peripheral glaciers, 2007–2021 (en anglais)
Accéder aux archives SPOT
Les archives des satellites SPOT 1 à 5 sont accessibles à toutes et à tous, sous licence de type CC-by, sur les plateformes SPOT World Heritage (SWH) et GEODES.

